Derrière la croix, le jour se lève

Derrière la croix, le jour se lève
Remarque préliminaire : vu le caractère de certaines publicités contraires à l'éthique chrétienne, nous avons déménagé ce blog à l'adresse suivante : http://emmanuel03.blogspot.com/ Vous pouvez y visiter le blog et laisser vos commentaires. Soyez bénis par le Seigneur !

Au centre de la Côte d'Ivoire, j'ai vue une croix en pleine brousse. Abandonnée ou presque, elle marque toujours la tombe d'un jeune missionnaire mort de la fièvre jaune dans les années 1930. Combien d'hommes et de femmes n'ont pas quitté leur vie confortable pour amener la Bonne Nouvelle du Christ en un temps où il n'y avait pas encore de vaccins contre les maladies tropicales, où il n'y avait pas de médicaments pour soigner la malaria ?
La croix de Jésus, je l'ai vue aussi dans la foi de tant de frères et de soeurs : leur amour pour le Seigneur, leur enthousiasme, leurs chants, leur foi en face du danger ou du mauvais sort...
Derrière la croix, le jour se lève : un jour nouveau pour l'Evangile qui gagne des coeurs, transforme des vies, permettant un avenir meilleur. La croix du Christ reste sujet de contradiction : "folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu". (1 Corinthiens 1 : 18)

# Posté le mardi 24 janvier 2006 15:40

Modifié le dimanche 08 juillet 2007 16:02

Un accueil extraordinaire

Un accueil extraordinaire
Ils sont venus de loin me chercher à Bamako, la capitale du Mali. Mon grand ami et président sortant du District : Ely Sanogo (il m'a donné le nom de sa famille), et Pierre Diarra, le nouveau président du District de Sikasso, ont fait 400 km pour m'accueillir. J'ai pourtant proposé de prendre l'autocar, mais rien à faire : ils ne pouvaient me laisser faire le trajet tout seul. Pourtant, la voiture était "fatiguée", a dû être réparée dans la capitale, ce qui a pris un jour en plus que prévu. Cela m'a permis de visiter un ancien de Louvain-La-Neuve, de faire la connaissance de son épouse et de prier que le Seigneur leur donne des enfants. Pour eux, le coût de la voiture est énorme, mais l'amitié n'a pas de prix. Idem pour le temps : venir me chercher à l'aéroport leur a coûté 3 jours ! Nous avons l'heure, nos bien-aimés ont le temps !

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 03:41

Modifié le mercredi 25 janvier 2006 16:29

Quelle arrivée à Bamako !

Quelle arrivée à Bamako !
Quelques jours avant mon arrivée à Bamako, les missionnaires m'ont informé qu'ils ne pouvaient venir me chercher à l'aéroport. Mon cher ami Ely Sanogo de Sikasso n'a pas de téléphone à la maison, et ne va qu'occasionnellement consulter son courrier électronique dans un cyber-café. Pas de problème : Caleb Dembele, un des anciens étudiants de Louvain-La-Neuve, travaille pour l'association qui regroupe les Eglises protestantes du Mali. Il a répondu directement à mon courrier électronique et était là à la sortie de l'aéroport, pour m'accueillir. Il m'a conduit à la maison d'accueil du SIL (traducteurs de la Bible) et le lendemain Caleb a pris toute sa journée pour me promener en ville : changer l'argent dans la rue (meilleur taux que dans les banques), visite de plusieurs organismes chrétiens, rencontre avec le pasteur Tiowa Diarra, qui a comme projet de lancer l'Institut de Mission Globale et qui forme des missionnaires de son pays. Il m'a invité manger au restaurant : ces 14 et 15 février, il n'a épargné aucun effort pour m'accueillir. Merci, Caleb ! Et aussi un grand merci à Monique mon épouse, qui m'a laissé partir le jour de Saint-Valentin :) !

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 04:06

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:51

Impressions d'arrivée

Impressions d'arrivée
Il commencait à neiger quand j'ai quitté la Belgique. Plus : j'ai même entendu un coup de tonnerre quand je conduisais notre fille Christelle à l'école. Pour moi, un signe : Dieu veut parler ! Décollage de Paris, nous sommes passés au-dessus de la Sierra Nevada et de l'Atlas bien enneigés, puis atterissage à Bamako à 21 h 07. Toujours 31 ° C. Il faisait noir. Descendu sur le tarmac, j'ai marché une bonne centaine de mètres jusqu'au terminal. Aucun problème à la douane, et Caleb était là pour m'accueillir. De bonnes retrouvailles : je l'avais revue lors de l'inauguration de l'église de Zambilala en 2002, mais seulement quelques secondes parmi les centaines d'invités. Maintenant, nous avons eu le temps ensemble. A l'arrivée au "guest house", les pasteurs Ely et Pierre étaient déjà présents, ainsi qu'une famille hollandaise, question de ne pas oublier ma langue maternelle ! "Je suis chez moi", c'est ce que j'ai écrit dans mon journal. Enfin, il faut quand même s'habituer un peu : la chaleur dans la chambre, l'appel à la prière vers 4 h du matin, les moustiques autour du lit (j'ai pulvérisé, mais plusieurs ont survécu). Le lendemain, je me suis promené jusqu'au pont Roi Fahd tout proche : beaucoup de voitures et surtout des gens en mobylette, c'est très coloré ! Mais, il y a aussi la pollution de tous ses engins et des feux de bois pour faire la cuisine : un problème sérieux dans toutes les villes. Il y a dû travail à faire !
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# Posté le mercredi 25 janvier 2006 04:27

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:51

Le goudron

Le goudron
Voici le goudron : en dehors des villes, seul les grandes routes nationales sont asphaltées. Nous avons quitté Bamako vers Bougouni, presque 200 km au sud. Partout en route, de petits villages. Partout des gens, surtout quand il y a marché. Alors il y a foule : l'on arrive en vieux minibus surchargés, en vélo ou à pied des environs. Les gens marchent beaucoup, surtout les femmes qui viennent des villages en brousse : elle font des km pour vendre leurs produits : légumes, fils de coton, etc... Dans tous les villages il y a des mosquées : certaines très anciennes, mais un nombre impressionnant de construction récente. Sur tout le trajet, nous voyons à peine deux ou trois églises, surtout celle de Farakala au bord du goudron (37 km avant Sikasso), construite grâce à votre soutien !
Nous voici arrêtés au bord du goudron, juste après Bougouni. Il nous reste encore 130 km, mais la route est bonne. Pas beaucoup de temps à perdre : le soleil va bientôt se coucher, et conduire la nuit est dangereux car les gens qui marchent le long de la route ou avec leur âne et charette n'ont pas d'éclairage. La nuit est tombée et la dernière heure nous avons roulé avec prudence : nous avons rejoint Sikasso fatigués, mais en bonne forme !

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 05:55

Modifié le lundi 09 juillet 2007 05:52